L’Autre Ciné

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L’AUTRE CINÉ vous donne rendez-vous à L’AN VERT tous les 2e et 4e MARDIS du mois

Portes 19h30 – Lancement 20h00 – Entrée : 3€

 

Mars 2017

Mardi 14/03 « Den Brysomme Mannen » (Norway of life) de Lien JENS, Norvège, Islande, 2006, 95′ VOst

Andréas, 42 ans, tente de se suicider en se jetant sous une rame de métro. Un peu plus tard, il se réveille dans une ville étrange. Il ignore totalement comment il est arrivé là. Il se voit offrir un travail, un appartement et même une épouse. Très vite, il comprend que quelque chose ne tourne pas rond dans cet univers trop lisse…

Grand vainqueur de l’édition 2007 du Festival du Film Fantastique de Gérardmer avec quatre récompenses, Jens Lien nous plonge dans un monde orwellien. Entre cauchemar éveillé et fable grinçante sur le matérialisme contemporain.

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Proposé par Garance

 

Mardi 28/03 « Privilege » (Privilège) de Peter WATKINS, UK, 1967, 100’ VOst

Dans le Swinging London de la fin des sixties, Steven Shorter (incarné par Paul Jones, le chanteur de Manfred Mann) est devenu un phénomène pop et médiatique, dont la popularité est gérée au plus près par les cadres de l’entreprise de divertissement qui l’emploie…

Film culte et visionnaire sur cette culture pop que nous dirions aujourd’hui people. De la construction médiatique d’une star et de son instrumentalisation par le(s) pouvoir(s) aux fins de détourner l’attention des masses – à commencer par les jeunes. Certes, c’est radical, ultra dérangeant et bien noir, mais qu’est-ce que ça réveille !

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Proposé par Miss Terre

Avril 2017

Mardi 11/04 « Cabeza de Vaca » de Nicolás ECHEVARRÍA, Mexique-Espagne-UK-USA, 1990, 112′, VOst

Après avoir fait naufrage au large des côtes de la Floride en 1528, l’explorateur espagnol Cabeza de Vaca  a marché pendant huit ans à travers l’Amérique jusqu’à la côte Pacifique du Mexique. Il fut le premier européen à découvrir ces terres. Au cours de sa quête, pour assurer sa survie, il vécut avec des tribus indiennes aujourd’hui disparues, fit l’apprentissage des secrets de leur vie mystique et accomplit des guérisons miraculeuses. Ce film raconte son histoire…

Entre « Aguirre, la colère de Dieu » de Herzog et « La Montagne sacrée » de Jodorowski, ce film étonnant, premier long métrage de fiction du cinéaste, nous fait suivre le périple de l’un des hommes les plus extraordinaires qui aient existé. On trouve son nom dans la liste des conquistadors bien qu’il n’ait rien conquis.

 

 

 

 

 

Proposé par Garance

 

Mardi 25/04 « Imitation of Life » (Mirage de la vie) de Douglas Sirk, USA, 1959, 125’ VOst

 Sur la plage de Coney Island, près de New York, Lora Meredith, une jeune mère célibataire aspirant à devenir actrice, rencontre Annie Johnson, une sans-abri noire élevant elle aussi sa fille toute seule. Les deux femmes sympathisent et Lora propose bientôt à Annie de rester chez elle. Annie tient la maison et s’occupe de Sarah Jane et Susie, pendant que Lora cherche du travail et fréquente un jeune photographe, Steve Archer...

Sommet autant que chant du cygne du mélodrame hollywoodien, « Imitation of Life » est LE chef d’œuvre du genre qu’ont redécouvert les Nouvelles Vagues européennes et qui demeure une référence absolue pour maints cinéastes. Mélodrame saisissant sur les efforts tragiques des femmes pour échapper à la prison raciale, sociale, sexuelle de leur temps, « Imitation of Life » n’est pour autant pas dénué d’ambiguïtés qui, une fois passée l’émotion, continuent d’alimenter, hier, la polémique, aujourd’hui, la réflexion – privilège des œuvres qu’on n’oublie pas. Toujours est-il qu’au moyen d’une dramaturgie époustouflante, « Imitation of Life » démarre sous des allures de roman-photo un peu banal pour atteindre les dimensions d’un grand spectacle métaphysique propre à nous éblouir les yeux, étreindre le cœur, remuer l’esprit : en un mot comme en cent, bouleverser notre âme. Sorti le 30 avril 1959, « Imitation of Life » reste une grande expérience de cinéma. Une expérience tout court.


 

 

 

 

Proposé par Miss Terre

 

Mai 2017

Mardi 9/05 « Sanshô dayû » (L’intendant Sansho) de Kenji MIZOGUCHI, Japon, 1954, 119′, VOst

Dans le Japon du 11e siècle, un gouverneur de province est exilé pour avoir défendu les paysans contre les autorités féodales. Quelques années plus tard, sa femme Tamaki, sa fille Anju et son fils Zushio sont kidnappés en cherchant à le rejoindre. Tamaki est déportée sur une île, alors que les enfants sont jetés dans un camp d’esclaves commandé par l’impitoyable Sansho. Dix ans plus tard, Zushio, amer, a oublié les idéaux de compassion de son père mais Anju l’exhorte à ne pas devenir comme Sansho. Anju apprend que leur mère pourrait être vivante, et elle prépare un plan d’évasion pour Zushio…

Réalisé par l’un des plus grands maîtres du cinéma japonais, ce film constitue un véritable poème cinématographique où les vertus humaines chères au cinéaste, le courage, la tolérance, la justice et la dignité, se trouvent exaltées dans une forme dont la finesse et la subtilité demeurent bouleversantes.

 

 

 

 

 

 

Proposé par Garance

 

Mardi 23/05 « Höhenfeuer » (L’âme sœur) de Fredi M. Murer, Suisse, 1985, 120’ VOst

Né sourd-muet, Le Bouèbe vit avec ses parents dans une ferme isolée des Alpes suisses. Sa sœur Belli, qui a quitté l’école pour aider aux durs travaux de la ferme, n’en rêve pas moins de devenir institutrice et entreprend de lui apprendre à lire, écrire, compter. Suite à un moment de révolte contre le père, Le Bouèbe est exilé dans les hauteurs arides…

Audace du sujet, extraordinaire maîtrise de la réalisation, travail de mise en scène et interprétation confondants, espaces et temps singuliers… Malgré son Léopard d’Or au Festival de Locarno 1985, « Höhenfeuer », tragédie grecque des cimes menée avec une sobriété et justesse de ton miraculeuses, reste un grand film méconnu, œuvre étrange et envoûtante, profondément originale et marquante.

 

 

 

 

 

 

Proposé par Miss Terre

 

Juin 2017

Mardi 13/06 « Baby Ryazanskie» (Les femmes de Ryazan) [Le village du pêché] d’Olga PREOBRAZHENSKAYA et Ivan PRAVOV, URSS, 1927, 88′

1914, dans le petit village russe de Ryazan, Anna et Ivan tombent amoureux. Mais Ivan doit partir à la guerre. Profitant de son absence, son père fait des avances à la jeune femme…

Répertorié comme le premier film féministe de l’ère soviétique, ce mélodrame paysan et panthéiste est une grande réussite dans le riche panorama de la production russe de l’époque. Sa restauration est accompagnée d’une musique originale composée par Serguei Dreznin, dont la musique inclut des chants de femmes du village de Ryazan enregistrés il y a plus d’un demi-siècle.

 

 

 

 

 

 

Proposé par Garance

 

Mardi 27/06 « Omelette » de Rémi LANGE, France, 1994, 78’

Fatigué d’écrire et de réécrire un scénario, Remi Lange entreprend d’enregistrer les faits ordinaires de sa vie, ses parents, ses proches, avec une vieille caméra Super 8. Constatant qu’il ne se passe rien d’extraordinaire, Rémi décide, caméra au poing, d’avouer successivement à chacun des membres de sa famille son secret : l’existence d’Antoine, le garçon qui partage sa vie depuis déjà trois ans. Sûr qu’on ne va pas s’ennuyer une seconde en compagnie de Rémi qui, lui non plus, n’est pas au bout de ses surprises…

Remi Lange invente le journal filmé intime à structure d’inspiration fictionnelle ayant pour résultat l’exact opposé de la téléréalité et autres produits audiovisuels frelatés à dispositif d’inspiration documentaire. En ressort un authentique (c’est le mot) thriller familial et intime à rebondissements, parfois tragicomique, toujours révélateur, éminemment troublant, qui constitue au final une manière de plaidoyer pour la vérité. Un OFNI total, unique en son genre.

 

 

 

 

 

 

 

Proposé par Miss Terre

 

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